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Coopérative Départementale Agricole d'Action Sanitaire de la Haute-Vienne

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 le 03 septembre 2010

 

Attention !

 Climat propice au parasitisme interne...

 

La climatologie actuelle est très favorable au développement parasitaire, d'où un pic d'infestation plus précoce des animaux qu'il convient de particulièrement surveiller.

 

 

Quels parasites sont actuellement présents ?

 

Les conditions météorologiques particulières induisent une recrudescence de l'infestation parasitaire : les oeufs rejetés dans le milieu extérieur via les bouses se développent et donnent naissance à autant de larves infestantes. Toutes les trois semaines, de nouvelles générations de larves se succèdent dans les pâtures et contaminent les animaux.

Les pâtures humides sont ainsi surtout propices à la multiplication des strongles digestifs, mais aussi du paramphistome et de la grande douve.

Afin de connaître la situation parasitaire précise de votre élevage, n'hésitez pas à avoir recours aux différents outils de diagnostic disponibles que sont :

la coproscopie : à partir de prélèvements de selles, le laboratoire identifie et dénombre les oeufs excrétés par les animaux,

─ le dénombrement des larves infestantes sur la pâture par analyse d'herbe, examen peu pratiqué en routine car il nécessite la récolte d'un kilo d'herbe fraîche, si possible le matin à la  rosée,

la sérologie douve qui permet de détecter la présence de la grande douve dès deux semaines après infestation,

─ le dosage du pepsinogène, diagnostic de groupe à n'employer que chez les jeunes en première saison de pâture,

l'autopsie qui peut être l'occasion d'un bilan parasitaire.

 

 

Qui traiter ?

 

Les animaux qu'il conviendra de traiter en priorité sont les plus sensibles, à savoir les jeunes en première et en deuxième année de pâturage, les primipares et les animaux déficients. Les résultats des analyses précédemment évoquées sont également là pour vous guider dans la population à cibler. Ainsi seuls certains lots peuvent être touchés par la grande douve s'ils pâturent dans des prés humides.

 

 

Quels produits utiliser ?

 

Une fois la démarche diagnostique achevée, les parasites concernés sont connus. Il est donc plus aisé de choisir l'antiparasitaire adapté. Il est en outre conseillé d'alterner les familles de produits choisis. Concernant les traitements, contre le paramphistome, le seul principe actif efficace est l'oxyclozanide (Douvistome® ou Zanil®) administré par voie orale. La posologie à utiliser chez les bovins est de 30 ml pour 100 kg et chez les ovins de 5 ml pour 10 kg. L'utilisation se fait sans application de la stop dose (utilisation hors AMM).

 

La palette de choix des produits actifs contre la grande douve est plus large. Alors que certains douvicides n'interviennent que sur les douves adultes, d'autres sont efficaces sur tous les stades de douves, y compris les formes immatures qui sont les plus pathogènes.

 

Un grand nombre d'antiparasitaires permettent de lutter contre les strongles. On distingue des produits à action immédiate (benzimidazoles et apparentés) et ceux ayant une action rémanente (endectocides). Les premiers sont à privilégier si les animaux traités sont ensuite soustraits au risque de contamination (entrés en bâtiment ou transférés sur des parcelles de repousse après fauche). Les seconds sont utilisés lorsque les animaux doivent être maintenus sur des parcelles contaminées. Attention toutefois à l'utilisation du lévamisole qui, au fur et à mesure de l'enkystement des larves d'Ostertagia va devenir inefficace.

 

Chez les ovins, le traitement mensuel des agneaux d'herbe contre le ténia doit être poursuivi. Les oeufs n'étant pas tués par l'antiparasitaire (praziquantel), les agneaux traités devront être maintenus au moins douze heures en bergerie afin d'éviter la contamination massive et durable des prairies.

Enfin, les traitements antiparasitaires externes ne doivent pas être oubliés : lutte contre les mouches, les tiques, les myiases et la gale notamment. Pour rappel, les éleveurs ovins ont jusqu'au 31 octobre pour retourner à la CDAAS leur compte rendu de traitement contre les parasites externes.

 

La lutte contre le parasitisme est complexe, et chaque élevage constitue un cas particulier. N'hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire.

 

 

 C.D.A.A.S.