Qui traiter ?
Les animaux qu'il conviendra de traiter en priorité sont les plus sensibles, à savoir les jeunes en première et en deuxième année de pâturage, les primipares et les animaux déficients. Les résultats des analyses précédemment évoquées sont également là pour vous guider dans la population à cibler. Ainsi seuls certains lots peuvent être touchés par la grande douve s'ils pâturent dans des prés humides.
Quels produits utiliser ?
Une fois la démarche diagnostique achevée, les parasites concernés sont connus. Il est donc plus aisé de choisir l'antiparasitaire adapté. Il est en outre conseillé d'alterner les familles de produits choisis. Concernant les traitements, contre le paramphistome, le seul principe actif efficace est l'oxyclozanide (Douvistome® ou Zanil®) administré par voie orale. La posologie à utiliser chez les bovins est de 30 ml pour 100 kg et chez les ovins de 5 ml pour 10 kg. L'utilisation se fait sans application de la stop dose (utilisation hors AMM).
La palette de choix des produits actifs contre la grande douve est plus large. Alors que certains douvicides n'interviennent que sur les douves adultes, d'autres sont efficaces sur tous les stades de douves, y compris les formes immatures qui sont les plus pathogènes.
Un grand nombre d'antiparasitaires permettent de lutter contre les strongles. On distingue des produits à action immédiate (benzimidazoles et apparentés) et ceux ayant une action rémanente (endectocides). Les premiers sont à privilégier si les animaux traités sont ensuite soustraits au risque de contamination (entrés en bâtiment ou transférés sur des parcelles de repousse après fauche). Les seconds sont utilisés lorsque les animaux doivent être maintenus sur des parcelles contaminées. Attention toutefois à l'utilisation du lévamisole qui, au fur et à mesure de l'enkystement des larves d'Ostertagia va devenir inefficace.
Chez les ovins, le traitement mensuel des agneaux d'herbe contre le ténia doit être poursuivi. Les oeufs n'étant pas tués par l'antiparasitaire (praziquantel), les agneaux traités devront être maintenus au moins douze heures en bergerie afin d'éviter la contamination massive et durable des prairies.
Enfin, les traitements antiparasitaires externes ne doivent pas être oubliés : lutte contre les mouches, les tiques, les myiases et la gale notamment. Pour rappel, les éleveurs ovins ont jusqu'au 31 octobre pour retourner à la CDAAS leur compte rendu de traitement contre les parasites externes.
La lutte contre le parasitisme est complexe, et chaque élevage constitue un cas particulier. N'hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire.