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Coopérative Départementale Agricole d'Action Sanitaire de la Haute-Vienne

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LA PARATUBERCULOSE BOVINE

La partie émergée de l'iceberg

 

 

La paratuberculose est l'une des maladies infectieuses bovines dont l'identification et le diagnostic pose le plus de difficultés. En effet, si la majorité des éleveurs savent aisément reconnaître les symptômes de la maladie (bovins maigrissant et présentant une diarrhée chronique incurable), dépister précocement les animaux infectés relève parfois du challenge.

 

Une maladie qui se cache :

La durée d'incubation de la paratuberculose est très longue (plusieurs mois ou années). Les animaux se contaminent généralement dans les premiers mois de vie, et ne développent la maladie que beaucoup plus tard par exemple suite au stress du premier vêlage.

Pendant cette longue incubation, la bactérie responsable de la paratuberculose reste « cachée » au niveau des ganglions intestinaux, et son diagnostic est délicat. Les animaux sont porteurs et parfois excréteurs de la bactérie dans leurs excréments sans présenter de signes cliniques de la maladie.

Ainsi, dans un élevage contaminé, si 1 ou 2 animaux meurent de la paratuberculose par an, on considère que 6 à 8 bovins sont porteurs inapparents (excréteurs ou non) et que 10 à 15 jeunes bovins sont en incubation.

Donc ce que l'éleveur peut constater (les animaux malades) correspond à la partie émergée de l'iceberg car de nombreux autres animaux sont en train d'incuber la maladie et, si rien n'est fait, finiront par développer la paratuberculose.

 

 

Des méthodes d'analyses imparfaites

Il existe deux méthodes de diagnostic utilisées en routine :

¨  La sérologie est réalisée à partir d'une prise de sang et mesure le taux d'anticorps, donc la réaction immunitaire de l'animal face à la bactérie. Le problème lié à cette méthode de dépistage réside dans l'apparition tardive des anticorps dans le sang suite à une infection. Il n'est ainsi pas possible de dépister des bovins de moins de 18 mois. De plus, les taux d'anticorps sont parfois fluctuants.

¨  La PCR est réalisée à partir d'un prélèvement de bouse et met en évidence  l'ADN donc la présence de la bactérie dans les excréments. Cette méthode permet de dépister les animaux qui excrètent la bactérie dans leurs bouses et qui sont contagieux. Malheureusement, dans les premiers stades de la maladie, l'excrétion de la bactérie dans les bouses est intermittente.

 

 

Par conséquent, l'intermittence de la présence de la bactérie responsable de la paratuberculose dans les fèces et les fluctuations des taux d'anticorps sanguins rendent le dépistage de la maladie délicat. Même si les techniques analytiques s'améliorent régulièrement, aucune méthode diagnostique n'est totalement fiable et certains animaux infectés asymptomatiques ne peuvent être dépistés par un seul test. En cas de doute, il est donc conseillé d'associer les deux tests disponibles (sérologie et PCR), voire de répéter les prélèvements.

 

 

La survenue d'un résultat positif en paratuberculose, notamment par technique PCR, doit faire réagir, c'est peut-être l'arbre qui cache la forêt. Nous vous rappelons qu'il existe un plan départemental de lutte contre la paratuberculose. N'hésitez pas à nous contacter pour tout renseignement.

 

 

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Quand on cherche le BVD?

on le trouve

 

 

 

La principale source de contamination d?un cheptel par le virus du BVD est l'introduction d?animaux infectés. Face à ce constat, la C.D.A.S.S. a mis en place, depuis le 1er janvier 2013, le dépistage systématique du BVD sur tous les bovins à l?introduction. L'analyse est intégralement prise en charge par la C.D.A.A.S. avec le soutien du Conseil général de la Haute Vienne. Depuis le début de l'année, 90 bovins ont présenté un résultat positif à ce dépistage.

 

 

Ø  Quelle est la technique utilisée ? 

L'analyse choisie pour ce dépistage est une virologie. Cela signifie qu'un prélèvement positif correspond à la mise en évidence du virus dans le sang de l'animal testé (virémie). La technique analytique utilisée est la PCR (Polymerase Chain Reaction) qui est une méthode diagnostique de dernière génération, très sensible et très fiable. L'analyse est réalisée à partir de mélanges de 10 échantillons sanguins. Si un mélange est positif, l'ensemble des prélèvements est re-testé individuellement.

 

 

Ø  Quels sont les animaux dépistés ?

Les animaux dépistés positifs sont infectés par le virus du BVD. Ils sont donc contagieux. Il est donc indispensable d'assurer une quarantaine au moins jusqu'à l'obtention des résultats des analyses, sans quoi le virus du BVD peut s'introduire et s'installer durablement dans le cheptel introducteur, notamment si les animaux achetés se trouvent au contact de femelles gestantes.

Les animaux infectés peuvent être infectés de façon transitoire ou permanente. Il est important de comprendre la différence entre ces deux modes d'infection.

       v    Les I.P.I. 

Les I.P.I. ou Infectés Permanents Immunotolérants sont des veaux qui ont été infectés dans le ventre de leur mère, alors que leur système immunitaire n?était pas encore mature. Ils n?ont pas produit d'anticorps contre le BVD et n'ont pas éliminé le virus. Ils sont donc infectés permanents c'est-à-dire que le virus est constamment présent (toute leur vie) dans leur organisme, en particulier dans le sang. Ainsi, un animal I.P.I. présentera toujours un résultat positif à une recherche virologique.

Les I.P.I. sont de redoutables dangers pour leurs congénères car ils excrètent en permanence une très grande quantité de virus dans l'environnement. Ce sont de véritables bombes à virus qu'il faut absolument éliminer dans les plus brefs délais.

 

       v   Les infectés transitoires 

Les infectés transitoires sont des animaux qui ne sont pas nés I.P.I., et qui, au cours de leur vie, sont infectés par le virus du BVD. Le virus persiste 10 à 15 jours dans leur organisme. Pendant cette période, les animaux sont positifs en virologie, ils excrètent le virus et sont donc contagieux. Puis, ils synthétisent des anticorps, détectables par une sérologie, qui leur permettent d'éliminer le virus et leur confèrent une immunité durable.

Les infectés transitoires excrètent le virus du BVD en quantité moins importante que les I.P.I et sur une courte période.

 

Ø  Comment distinguer I.P.I. et infectés transitoires ?

Pour distinguer I.P.I. et infectés transitoires, une simple prise de sang ne suffit pas, il est nécessaire de réaliser deux prélèvements plus au moins espacés en fonction de l?âge des animaux.

       v   Pour les veaux de moins de 6 mois :

o   L'analyse sérologique n'est pas fiable car les anticorps détectés peuvent correspondre à des anticorps colostraux.

o   Il faut réaliser 2 virologies espacées d?au moins 1 mois.

·         Si le 2ème résultat est de nouveau positif, cela signifie que l'animal est infecté permanent, c'est un I.P.I.

·         Si le 2ème résultat est négatif, cela signifie que l'animal a éliminé le virus. Ce n'est donc pas un I.P.I.

 

       v   Pour les animaux de plus de 6 mois :

o   Il est possible de réaliser 2 virologies espacées de 1 mois

o   Ou il est également possible de réaliser une sérologie environ 15 jours après le 1er prélèvement.

·         Si la sérologie est positive, cela signifie que l'animal s'est immunisé et a éliminé le virus : ce n'est pas un I.P.I.

·         Si la sérologie est négative, l'animal ne s'est pas immunisé, il est immunotolérant, il s'agit d'un I.P.I.

L'interprétation des analyses n'est pas simple. Votre vétérinaire ou la C.D.A.A.S peuvent vous renseigner.

 

Ø  Que faire si un animal acheté est positif à l'analyse BVD lors du contrôle d?introduction ?

Les éleveurs vendeurs et acheteurs sont systématiquement prévenus d'un résultat positif à l'introduction.

Si un billet de garantie conventionnel a été signé entre le vendeur et l'acheteur, et sous réserve que la prise de sang d?introduction ait été réalisée moins de 10 jours après la livraison, l'acheteur peut « refuser » l'animal et obliger le vendeur à reprendre le bovin et le rembourser.

Autant il est indispensable d'éliminer un animal I.P.I., autant il peut être intéressant de garder un animal infecté transitoire car il s'agit d'un animal immunisé contre le BVD. Il peut donc être envisagé de procéder à un nouveau contrôle sur l'animal (comme décrit ci-dessus). Evidemment, en attendant les résultats de ces analyses, l'animal doit rester isolé !

Si l'analyse confirme que l'animal est un I.P.I., la contamination de l'animal s'est effectuée dans son cheptel de naissance, des investigations complémentaires de dépistage des I.P.I. sont fortement recommandées dans cet élevage.

Sinon, il est plus délicat de déterminer où l'animal s'est contaminé, cela dépendant du délai de transit, du mode de transport, du passage éventuel par un centre d'allotement, du délai entre l'introduction de l'animal et le prélèvement sanguin. Il est cependant intéressant de mener l'enquête pour identifier les cheptels dans lesquels le BVD circule car le côté pervers de ce virus est qu'il peut évoluer dans un troupeau à bas bruit pendant plusieurs années au bout desquelles on peut assister à une explosion de cas cliniques.

Enfin, l'acheteur doit s'assurer que la quarantaine a été correctement réalisée et que l'animal positif introduit n'a pas été en contact avec des bovins de son cheptel, en particulier des femelles gestantes dans le premier tiers de gestation. Sans quoi des analyses sur les animaux qui ont été en contact peuvent être judicieuses.

 

Les conséquences de la contamination d?un cheptel par le BVD peuvent être dramatiques. Le contrôle systématique à l?introduction associé à la signature d'un billet de garantie conventionnel permettent aux éleveurs d'éviter d'introduire le virus du BVD dans leur troupeau sous réserve qu'une quarantaine effective soit correctement réalisée en attendant le résultat des analyses.

Enfin, ce dépistage systématique permet d'identifier des cheptels dans lequel le virus du BVD circule souvent à bas bruit, il est recommandé aux éleveurs concernés de mettre en place un plan de lutte contre la maladie.

  

 

 

 

 

Votre Vétérinaire sanitaire et la CDAAS sont à votre disposition pour tout renseignement.