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Coopérative Départementale Agricole d'Action Sanitaire de la Haute-Vienne

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Les maladies parasitaires

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La C.D.A.A.S. vous informe

le 23 Novembre 2017

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La gale ovine

  

Véritable fléau par le passé dans les élevages ovins, on croyait la gale ovine maitrisée depuis l'apparition de nouvelles molécules antiparasitaires. Pourtant, cette maladie est toujours bel et bien présente dans le département et constitue la parasitose qui induit les plus importantes pertes économiques dans la filière ovine.

 

Un acarien plutôt actif l'hiver

Egalement appelée gale de la toison, la gale psoroptique ovine est liée à un acarien : Psoroptes ovis ou psoropte qui se développe sur la peau des moutons où il se nourrit de squames et de débris cutanés. Le cycle du parasite est court, il se reproduit rapidement : la croissance de la population parasitaire est rapide sur un mouton infesté.

Cette maladie est très contagieuse et peut se propager rapidement au sein d'un troupeau : soit directement par contact entre moutons, soit indirectement via le matériel (tondeuses, auges, abreuvoirs ou barrières contre lesquels les animaux se sont grattés), les clôtures, les bétaillères.

La gale est une maladie saisonnière qui apparait principalement en période hivernale lors du séjour des animaux en bergerie. La présence d'humidité et de chaleur à l'intérieur de la toison favorise le développement du psoropte. La promiscuité des brebis permet la diffusion du parasite.

 

Des pertes économiques importantes pour la filière ovine

Les conséquences économiques liées à ce parasite sont importantes car la gale génère des baisses de performances de la reproduction (diminution de fertilité, de prolificité, de la qualité laitière), des retards de croissance importants sur les agneaux infestés, de plus les peaux et la laine sont largement dépréciées.

Ainsi, on estime que la gale engendre une diminution de 17 à 28 % de la marge brute par brebis.

 

Tableau clinique

La gale se traduit par des démangeaisons intenses : les animaux sont nerveux et agités. Les lésions débutent généralement sur le dos, le garrot, puis gagnent les flancs et les côtés de la poitrine. L'examen de la peau révèle tout d'abord des petites vésicules appelées « boutons de gale » contenant un liquide clair qui suinte à la surface de la peau formant des petites croutes jaunâtres sous lesquelles vivent les parasites. En s'épaississant, les croutes emprisonnent des brins de laine, lorsque les moutons se frottent, les croutes s'arrachent entrainant la laine. Les chutes de laine sont importantes et laissent apparaitre de larges zones dénudées : les animaux ont alors un aspect dépenaillé.

Dans des cas très avancés, des lésions circulaires blanchâtres apparaissent sur les jeunes agneaux surnommés agneaux léopards. Sur les adultes, la peau s'épaissit, se plisse évoquant une peau d'éléphant.

 

Des animaux porteurs sains qui cachent bien leur jeu?

Une des particularités de la gale ovine est l'existence d'animaux porteurs sains. Ces animaux ne présentent aucun signe de gale mais hébergent pourtant le parasite. Les porteurs sains représentent un véritable danger, car ils ne paraissent malades, mais s'ils sont introduits dans un élevage ils peuvent contaminer tout le troupeau.

L'achat de porteurs sains représente 90 % des facteurs de contamination d'un cheptel par la gale ovine. Il convient donc d'être très vigilant lors d'introduction d'animaux !

 

Comment diagnostiquer la gale ovine ?

Le diagnostic de la gale ovine repose sur 2 méthodes :

-       Le raclage cutané : consiste à racler les lésions cutanées avec une lame et observer le prélèvement au microscope afin de mettre en évidence des parasites. Attention, cette méthode ne permet pas le dépistage des porteurs sains.

-       La sérologie : depuis quelques années, un test sérologique est disponible qui permet de détecter à partir d'une prise de sang les anticorps dirigés contre Psoroptes ovis. Le prélèvement est plus simple à réaliser qu'un raclage cutané. De plus, cette méthode permet de dépister les porteurs sains et peut ainsi s'avérer très intéressante pour les contrôles à l'introduction.

 

Traitement

La baignade est le traitement privilégié de la gale ovine car cette technique permet de saturer en produit acaricide l'ensemble du corps de manière uniforme. Tous les animaux sans exception doivent être traités. L'éradication du parasite nécessite 2 bains à 15 jours d'intervalle. Des antiparasitaires injectables sont également disponibles pour traiter la gale mais leur utilisation est plutôt destinée au traitement préventif.

Pour éliminer la gale d'un troupeau, le traitement des animaux doit être associé à un traitement des bâtiments et du matériel (avec un produit acaricide) suivi d'un vide sanitaire de 3 semaines minimum.

 

Comment protéger son cheptel contre la gale ovine ?

La principale source de contamination d'un troupeau étant l'achat de porteurs sains, un maximum de précautions doit être apporté lors d'introductions d'animaux : un dépistage sérologique  est par exemple conseillé associé à une quarantaine de 3 semaines minimum.

De plus, il convient d'être vigilant lors de prêt de matériel, d'éviter la sous-alimentation des animaux qui sont alors plus sensibles aux maladies et de limiter les fortes concentrations en bergerie.

Enfin, nous vous rappelons que le traitement annuel préventif contre la gale ovine est obligatoire en Haute-Vienne par arrêté préfectoral datant de 1996. Ce traitement doit être effectué entre le 1er juillet et le 31 octobre.

 

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Pour tout renseignement, n'hésitez pas à nous contactez.

Et parlez-en à votre vétérinaire.